Jean Le Moal (1909-2007) est un artiste peintre français, formé à la sculpture, au dessin et à la gravure au lycée d’Annecy puis à l’École des Beaux-Arts de Lyon.

Installé à Paris en 1929, Jean le Moal copie des toiles du musée du Louvre, dessine pour les Académies de Montmartre et Montparnasse, et y rencontre Alfred Manessier avec qui il se lie d’amitié.  

En 1935, il s’inscrit à l’Académie Ranson avec Alfred Mannessier, devient le massier de Roger Bissière, tout en travaillant en compagnie d’Étienne Martin et François Stahly, dans l’atelier de sculpture dirigé par Charles Malfray.

Entre 1937 et 1940, il réalise de nombreuses commandes collectives ou en solo et créé ses premiers décors et costumes de théâtre.   

Le Moal participe à la première manifestation de peinture d’avant-garde sous l’Occupation, du nom de « Vingt jeunes peintres de tradition française » organisée par Bazaine en 1941 à la Galerie Braun pour manifester contre l’idéologie nazie condamnant « l’art dégénéré ». A cette période que se constitue « la Nouvelle Ecole de Paris », dont Jean Le Moal est un représentant majeur.  

Après guerre, il expose avec Manessier et Singier à la galerie René Drouin.

 

A partir des années 50 et jusqu’à la fin de sa vie, en parallèle avec une intense activité de création de vitraux (Rennes, Brest, Besançon, St Malo, Nantes, St Dié...) souvent en collaboration avec d’autres artistes (Manessier, Bazaine, Lucien Lautrec, Elvire Jan ...), il fait évoluer sa peinture vers une non-figuration où l’absence de toute structure linéaire laisse la place à la couleur et la lumière aux travers de nombreuses sources d’inspiration (arbres, mer, montagne, Andes). A partir de la fin des années 70 et jusqu’à sa mort, il privilégie les petits formats.

« L'art de Le Moal est un exemple de l'apport du langage de l'abstraction à la peinture française, ou bien à l'inverse de l'apport de la peinture française à l'art abstrait. Il ne se soumet ni à l'expression pure des formes, ni au message uniquement subjectif : art humain et communicatif, il élargit par sa beauté et sa qualité intérieure notre perception de la vie. » Hans-Friedrich Geist (1961)[